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CHAIBIA TALLAL, peintre naive marocaine (décédée)

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lili
Invité




MessageSujet: CHAIBIA TALLAL, peintre naive marocaine (décédée)   Sam 02 Juin 2007, 12:08











CHAIBIA TALLAL peintre naive marocaine, que j'aime bien, pas toujours appréciée... mais il faut la connaitre



Voici un article du temps de son décès à 75 ans, il y a 2-3 ans

Les prix de ses toiles atteignent des sommets







****************



Trois de ses toiles

































Chaîbia Tallal a occupé, peut-être sans le vouloir, les devants de la
scène artistique. Naïves, certes, ses toiles sont parmi les plus
vendues dans le monde. Tout le monde s’accorde pour lui rendre hommage.



ARTICLE DE Loubna Bernichi







• Chaîbia Tallal .







Chaïbia Tallal, figure emblématique de la peinture marocaine, est morte
le vendredi 2 avril 2004 à Casablanca à l’âge de 75 ans, des suites
d’une crise cardiaque. Sa disparition a plongé le monde des arts dans
une profonde tristesse. Joviale et accueillante, cette peintre de
renommée internationale était très appréciée par son entourage.

On ne lui reconnaît pas que la qualité de son œuvre mais aussi ses
qualités humaines. Pour le peintre Houcine El Miloudi, Chaïbia n’était
pas seulement une grande artiste, mais une femme de cœur, généreuse et
d’une énorme bonté.

Cette fille de la campagne, comme elle aimait à le rappeler, est née à
Chtouka. Sa terre natale lui a appris à apprécier la nature et à en
marquer son œuvre. Les champs verdoyants, les rivières d’un bleu
éclatant, les fleurs multicolores ; autant d’éléments omniprésents dans
ses toiles. À l’âge de sept ans, elle quitte sa maison parentale pour
venir habiter chez son oncle à Casablanca. À 13 ans, elle s’est mariée
avec un homme très âgé originaire de la ville d’Ouarzazate et qui est
le père de son unique fils, Houssine, un peintre au talent
incontestable.



Optimisme



Après deux ans, elle se retrouve veuve. Seule au monde, sans
ressources, avec un enfant à sa charge. Mais Chaîbia ne perd pas
espoir. De nature gaie et optimiste, elle croit à sa destinée. Afin de
subvenir aux besoins de son garçon, elle travaille en tant que femme de
ménage tout en rêvant d’un avenir meilleur. Un soir, à l’âge de 25 ans,
elle fait un rêve prémonitoire.

Dans son songe, elle voit des personnes étrangères lui donnant du
papier et des crayons. Le lendemain, elle répond à cet appel nocturne
en achetant de la peinture bleue et commence à faire des tâches et des
empreintes. Par la suite, elle se procure de la gouache et des toiles.
Une autre vie se présente à elle. Le jour, Chaïbia travaille, et le
soir, elle peint.

Un jour, Houssine, son fils, déjà peintre, reçoit la visite du critique
Pierre Gaudibert et des peintres Cherkaoui et André El Baz.

Autour d’un bon thé, Chaîbia leur annonce qu’elle s’est mise à peindre.
Dans un élan de spontanéité, elle leur montre ses toiles.
Immédiatement, ils ont été frappés par la vivacité et l’équilibre de
son œuvre. Et son aventure picturale démarre. Depuis, ses œuvres
figurent dans de prestigieuses collections.

En effet, Chaïbia promène les couleurs des personnages et des prés verdoyants des Chtouka aux quatre coins de la planète.

Un voyage ininterrompu, depuis déjà près de quarante ans. Elle a monté
sa première exposition en 1966 à Casablanca. Aidée par Pierre
Gaudibert, elle a conquis la ville des lumières, Paris. Au Japon, aux
Etats-Unis, dans les pays scandinaves, en Angleterre, en France, en
Italie, l’artiste intrigue, suscite d’abord la curiosité, puis un
intérêt atténué, enfin un enchantement et une exaltation réfléchis.
Elle a organisé plusieurs expositions au Maroc et à l’étranger et ses
tableaux ornent de nombreux ensembles publics dans les établissements
et des musées, dont l’institution nationale des arts modernes, à Paris,
et le musée d’art brut en Suisse. Ses œuvres d’art sont exposées dans
des ensembles privés nationaux et internationaux.

Cet artiste-peintre a été récompensé en mai 2003 par la médaille d'or
de la société académique française d'éducation et d'encouragement
Arts-Sciences-Lettres. Représentante du réalisme naïf, tendance
saisissant les réalités visuelles dans une vision culturelle, la
peinture de Chaïbia, selon Houcine Amrouche et Brahim Houcine,
critiques d'art, lors d’une rencontre-hommage organisée par l’Union des
Ecrivains du Maroc en juillet 2003, est devenue, au fil des années, de
plus en plus expressive tendant vers l'essentiel : sa propre vision du
monde.



Vision



“C'est ainsi que dans les années quatre vingt-dix, Chaïbia peint de
plus en plus de portraits et de groupes où elle ne dépeint plus le
réel, mais où elle évoque l'impondérable : la fierté de la femme fassie
dans «Fassia», le goût de la fête et le monde ludique du cirque dans sa
grande composition « Les comédiens».

Chaïbia peint de manière irréaliste, avec un sens humoristique inné.
Devenue figure de proue de la modernité et porte-flambeau de la femme
au Maroc, elle demeure inclassable´”, ont–ils déclaré.

Dans le même cadre, l’écrivain Driss Khoury a souligné la richesse de
l'œuvre de l'artiste qui évoque les composantes de la mémoire populaire
marocaine et le vécu quotidien, avec une «spontanéité enfantine».
Chaïbia a été connue grâce à ses toiles mais aussi à la faveur de ses
expressions populaires, son regard perçant et sa féminité naturelle,
a-t-il relevé. Ainsi, son personnage est sa propre source d'inspiration.



Innocence



Son enfance, presque volée, l’artiste a cherché à rester éternellement
enfant dans la peinture. La naïveté jaillit de son festival de
couleurs, comme un cri d'innocence qui prend le visiteur à témoin,
l'interpelle, le fascine, le charme. Au fait, Chaïbia et son œuvre se
complètent. L’une et le prolongement de l’autre. Pour Farid Zahi,
Chaïbia traduisait des sensations féminines sur la toile pour laisser
un monde féerique plein de joie. «Sa peinture restera telle que nous
avons eu le plaisir de la voir pendant le mois de février 2004 à
l’exposition hommage à Bab Rouah à Rabat.

Déjà ces derniers tableaux le font voir : le tremblement de sa main, la
force de son corps souffrant et la joie de vivre à jamais», a-t-il
déclaré.

Avec liberté, sans se soucier des conventions et des règles reconnues
par la pratique de l’art traditionnel, Chaîbia s’emparait du pinceau.
Des visages aux yeux ouverts avec un étonnement perpétuel surgissaient
de son imaginaire. Des personnages racontent des histoires presque
oubliées que recrée Chaïbia. Son œuvre a réinventé la vie. Sa mort est
une autre naissance dans la mesure où son œuvre demeurera éternelle,
comme l’a si bien dit Houcine Miloudi.






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LionChèvre
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MessageSujet: Re: CHAIBIA TALLAL, peintre naive marocaine (décédée)   Dim 02 Déc 2007, 14:09



Une huile de mon amie Andrée

Lili
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LionChèvre
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MessageSujet: Re: CHAIBIA TALLAL, peintre naive marocaine (décédée)   Jeu 06 Déc 2007, 13:42





huile sur toile, Andrée Blanchard
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LionChèvre
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MessageSujet: Re: CHAIBIA TALLAL, peintre naive marocaine (décédée)   Mar 25 Déc 2007, 11:06

Avec cette Nativité de Georges de LaTour je te souhaite chère Angie, ainsi qu'à tous tes amis, artistes ou sympathisants, un joyeux Noël

Fraternité entre tous, amitié, respect des différences, et paix.


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